Martin Hivon, ancien pilote militaire des Forces canadiennes, est l’un des trois seuls performeurs québécois. Il a commencé comme pilote des Tutors (même avion que les Snowbirds) et a été pilote d’essai sur le F-18 pendant 12 ans. Il a servi pendant 3 ans en tant que pilote d’échange avec la U.S. NAVY, a enseigné sur le F/A-18 et a aussi complété sa qualification de vol sur les porte-avions américains.

Maintenant retraité des Forces canadiennes, il est propriétaire de la compagnie MH Aviation, une école de voltige qui offre aussi des spectacles et qui gère l’aéroport de Rivière-du-Loup. J’ai rencontré celui qui a très hâte de venir à Gatineau, car il y est toujours bien reçu :

 

Parlez-nous de votre nouvel avion, le Yak 55.

Aussi connu sous le nom la Bête, le Yak 55 a été conçu par les russes (l’URSS à ce moment-là) pour regagner le championnat du monde de voltige.

Après quelques mois, je commence à bien le maîtriser! Avec le biplan Christien Eagle II, ça faisait un beau petit spectacle cute. Avec la Bête, on est dans les ligues majeures de haute voltige!

 

Quel spectacle allez-vous offrir en septembre?

C’est un spectacle de haut niveau d’énergie dans le vol, bien rodé. C’est le fun, c’est un challenge comme pilote. Piloter un F-18 requiert beaucoup de précisions, donc c’est une extension logique de ce que je faisais avec les Forces.

J’amène deux avions au spectacle, le Yak 55 et l’American Champion pour enseigner la voltige. J’aurai une bannière aérienne pour promouvoir le festival quelques jours avant dans le ciel. Je travaille en équipe avec mon épouse. C’est elle qui amène le Champion sur place. Pilote de sécurité, elle observe toutes les manœuvres pendant le spectacle. En même temps qu’elle est annonceure, elle peut me dire si quelque chose ne va pas avec l’avion.

 

Est-ce dangereux?

Ce n’est pas dangereux selon moi. Je n’aime pas ce mot! Ça demande beaucoup de contrôle, d’expérience et de talent – ce n’est pas donné à tout le monde. Ce n’est pas plus facile de conduire une auto que de conduire un avion à 350 km par heure, si on a la pratique. C’est comme n’importe quel sport de haut niveau.

 

Qu’aimez-vous le plus dans votre travail?

Ce que je trouve le plus fascinant est comment on peut inspirer les jeunes. Ils ont tous la même réaction incrédule devant mon emploi. Mais je suis un petit gars de Rivière-du-Loup et j’ai travaillé pour les Forces canadiennes, la US Navy, j’ai été au Japon. Alors de voir un pilote qui leur dit, dans leur langue, que s’ils travaillent à l’école, ils pourront aussi être pilotes, ça les motive.

Plusieurs jeunes que j’ai rencontrés sont devenus pilotes de F-18. Je ne peux pas aller nulle part au Canada sans voir des jeunes qui sont rendus pilotes professionnels. C’est une belle occasion de faire réaliser à ces jeunes-là qu’une carrière en aviation, c’est possible et c’est le fun. Il y a des gens qui sont obligés d’aller travailler, nous on va s’amuser toute la journée!

 

Comme les places sont limitées, achetez vos billets maintenant!